vendredi 9 octobre 2015

Soie sauvage

La soie. Ce doux mot qui fait rêver...

 

On peut aussi l'appeler "shantung de soie".

 

Histoire de la soie sauvage

 

Elle est tissée sur des métiers à tisser manuels qui seuls peuvent accepter des fils aussi irréguliers. Ces irrégularités dans le fil se traduisent par un tissu dit "doupionné", c'est-à-dire montrant des "bourrettes" et des irrégularités. Ces bourrettes et cet aspect artisanal original sont des caractéristiques essentielles de la soie sauvage et en font tout le charme et l'authenticité.

 

Le tissu que nous vendons est en fait un taffetas de soie sauvage. Le fil utilise est le fil produit par le vers à soie sauvage  (différents des autres tissus de soie) et ensuite tissé en armure taffetas (voir article sur le taffetas).

 

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On reconnait sa qualité à 2 choses:

 

- ses bourrettes: plus il y en a, moins le fil utilisé est de bonne qualité. La plus belle est la plus lisse avec de très légères irrégularités pour garder un coté "authentique" mais qui a tout de même un aspect luxueux.

 

- son épaisseur: plus elle est épaisse, plus il y a de fils de soie la composant, plus elle vaut chère (attention, la soie sauvage avec beaucoup de bourrettes est lourde en générale mais est de qualité inférieure. Cette distinction de poids s'appliquent aux soie sauvages "lisses").

 

 

Les plus épaisses permettent de ne pas doubler les vêtements, d'avoir des rideaux un peu plus opaques (même s'il faut quand même les doubler), et un tombé plus lourd, luxueux. En général, le poids varie entre 80gr et 120gr.  

 

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Voir ici les autres armures de soie.

 

 

Description de la soie sauvage

 

 

Elle est une matière idéale pour les tenues de mariages, cortèges, cravates, ceintures, lavallières.

 

 

D'une brillance discrète et chic, elle a un rapport qualité prix imbattable: en effet, elle est faite d'un fil plus brut que les autres types de soie (petits noeuds apparents), cela en fait un tissu moins cher mais qui n'en ai pas moins noble. Ce tissu est en général utilisé pour la majorité des robes de mariée amples "classiques".

 

Tissu Architectural, brillance mate et très légèrement strié ce qui lui confère un coté plus brut que les matières brillantes et lisse. Tenue et brillance mate.

 

 

Usage: robes avec tenue, robes de mariées, vestes, ameublement (rideaux, tapisserie).

 

Sa largeur est de 138cm pour un poids de 120gr m2.

 

 

Voir ici la description des autres étoffes en soie.

 

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Entretien de la soie sauvage

 

 

Nettoyage

 

Nous vous conseillons dans la mesure du possible de nettoyer à sec vos vêtements. Si vous les lavez à la main, la soie va perdre sa brillance. En machine, le tissu ressortira du tambour "craquelé" et chiffoné.

 

 

Taches

 

Pour la soie sauvage, on peut nettoyer avec de l'eau et du savon une tâche localisée en la frottant fortement, et en tamponnant avec une serviette immédiatement le tissu pour le sécher le plus rapidement possible sinon une tache d'eau va se former.

 

 

Repassage

On repasse le vêtement d'abord sur l'envers à la vapeur pour aider au repassage et assouplir le tissu qui peut être un peu raide au départ en prenant soin d'ouvrir ses coutures. On termine en repassant les petites finitions de la robe sur l'endroit: pinces, col ect... On étend la robe sur un cintre pour la laisser respirer ,dans une pièce qui n'est pas humide une fois que celle-ci est repassée.

 

Avec le temps, la soie va s'assouplir et aura un tombé de plus en plus joli et de plus en plus souple.

 

 

Voir ici l'entretien général de la soie.

 

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 Utilisation de la soie sauvage

 

 

La soie sauvage s'utilise pour confectionner des vêtements ayant de la tenue: robe de mariée avec ampleur, bustiers, pantalons, jupes, vestes, gilet d'homme, cravates, lavallières, ceintures, vêtements liturgiques ect...

 

Pour l'ameublement, son épaisseur en fait le tissu noble idéal en terme de rapport qualité/prix pour confectionner rideaux, coussins, ou recouvrir chaises et pouffes, ainsi que pour recouvrir les murs (tentures).

 

 

Doublure

 

Cette soie sauvage est suffisement epaisse et donc n'a pas besoin d'etre doublee. Cependant, pour les robes fourreaux, il est preferable de choisir une doublure afin que la robe s'enfile mieux et glisse mieux lors des deplacements. La doublure est aussi preconisée pour les mariages hivernaux.

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Les couleurs de soie sauvage

 

 

La soie sauvage offre des teintes infinies. En fonction du tissage et des couleurs des fils utilisés, les couleurs ressortiront lumineuses ou mates, profondes ou glacé.  Le tissu est tellement beau et les couleurs tellement chatoyantes qu'il se suffit à lui-même pour créer un effet de chic instantané.

 

 

Voila ce qu'il faut savoir:

 

Le tissu est composé d'un fil de trame et d'un fil de chaîne. Ils peuvent être de la même couleur ou de couleur différente. Les reflets varieront en fonction de ces différences de couleurs:

 

1- les unies : fil de chaîne et trame de même couleur. Rendu brillance mat et impression d'aplat

 

2- les moirés: fil de chaîne d'une couleur, et fil de trame d'une autre. Le rendu général sera du mélange des deux couleurs avec une dominante du fil de chaine, et des reflets du fil de trame. Ex: un vert reflets marron. Le fil de chaîne est vert clair, le fil de trame est marron foncé.

 

3- Les profonds: fil de chaîne d'une couleur foncée, fil de trame noir. Le tissu sera de la couleur du fil de chaîne avec une impression de profondeur. Tissu qui amincira, idéal pour les grands soirs

 

4 Les givrés: fil de chaîne d'une couleur clair, fil de trame blanc. Impression de volume, d'une brillance givrée du tissu. Pour des teintes en demi tons.

 

 

Lire l'article entier sur les couleurs de soie sauvage.

 

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Echantillons de soie sauvage

Pour voir toutes nos couleurs disponibles, cliquez sur tissu/soie sauvage

 

Vous avez la possibilité de commander des échantillons sur les pages "soie sauvage" de chaque couleurs de tissu.

 

Voir ici la soie sauvage.

 

 

Nous rencontrer 

 

 

Si vous souhaitez commander du tissu, vous avez la possibilité de nous rencontrer sur Paris et d'y voir toutes les échantillons de couleurs disponibles.

 

Photos : Lumi Poullaouec - www.lumi.me

 


lundi 22 septembre 2014

Soie pour ameublement: calculer le métrage de tissu pour faire un rideau

Calculez le métrage de tissu nécessaire à la réalisation de vos rideaux.

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Différence entre le Pashmina et le Cachemire

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jeudi 26 septembre 2013

Entretenir sa robe en soie

L'entretien de la soie

 

Grâce à un bon entretien, la soie se bonifie avec le temps. Un nombre d'informations importantes doit être respecté car la soie en tant que fibre naturelle ne peut être traitée naturellement sans soin comme la fibre synthétique.

 

 

Il faut veiller surtout à respecter les indications suivantes:

 

- Ne jamais vaporiser du parfum ou du déodorant sur la soie

- Ne jamais laver avec un agent de blanchiment

- Ne pas exposer la soie trop longtemps directement aux rayons du soleil (donc pour les rideaux, toujours mettre une doublure)

- Ne jamais asperger d'eau lors du repassage, sauf vapeur régulière sur la soie sauvage qui permet d'assouplir le tissu

- Toujours repasser la soie sur l'envers sauf quelques exception (cf plus bas)

- Ne jamais essorer la soie

 

Nous vous conseillons dans la mesure du possible de nettoyer à sec vos vêtements en soie.

La soie n'aime pas l'eau. Si vous la mettez en machine, même sur cycle doux, vous vous exposez à retrouver votre vêtement sans brillance et s'il est en soie sauvage ou taffetas de soie, à le retrouver en plus complètement fripé (et sans moyen même en le repassant de les retirer).

 

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Si vous ne souhaitez pas amener votre robe au pressing, voici une façon de la laver:

 

Attention: l'eau ôte à la soie sa brillance. 

Il faut la laisser le moins tremper possible. Utiliser au mieux un savon doux ou un shampooing spécial pour la soie. Laisser tremper la soie environ 3 à 5 minutes dans l'eau tiède. (laver la soie sombre ou la soie imprimée uniquement rapidement dans un bain FROID, ne pas laisser tremper !). Pendant ce temps, bouger le tissu légèrement de l'avant vers l'arrière (ne pas essorer !). Dès que la soie est humide, agir avec davantage de prudence car la soie est plus sensible à l'état humide. Après max. 5 minutes dans le bain, retirer la soie et laver le tissu à l'eau froide en ajoutant une cuillère à café de vinaigre de vin pour enlever tous les restes de savon. Enrouler ensuite la soie dans une serviette sèche pour enlever les restes de liquides. (en présence de soie sombre ou imprimée, utiliser la serviette en plusieurs couches). Puis enrouler la soie à plat et tirer légèrement au niveau des angles.

 

Repassage: La soie doit être en principe repassée sur l'envers. En outre, la soie doit toujours être légèrement humide. Veuillez au réglage du fer ! Ne pas repasser la soie à une température trop chaude ! Étant donné que la soie est une liaison protéinique comme nos cheveux, un repassage de la soie à une température trop chaude n'est pas du tout recommandé.

 

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Pour la soie sauvage et le taffetas:

 

 Pour la soie sauvage, on peut nettoyer avec de l'eau et du savon une tâche localisée en la frottant fortement, et en tamponnant avec une serviette immédiatement le tissu pour le sécher le plus rapidement possible. Une tâche d'eau sinon va se former. Une fois le tissu bien rincé et l'humidité absordée, on passe le fer dessus pour faire en sorte que l'éxédent d'eau finisse de s'évaporer. Attention, ceci est une opération délicate. Vous pouvez d'abord effectuer un test sur un morceau de tissu similaire et si vous n'êtes pas sûre de vous, il faut mieux confier votre robe à un blanchisseur.

 

Pour le repassage: on repasse le vêtement d'abord sur l'envers à la vapeur pour aider au repassage et assouplir le tissu qui peut être un peu raide au départ, en prenant soin d'ouvrir les coutures. On termine en repassant les petites finitions de la robe sur l'endroit: pinces, col ect...

 

On étend la robe pour la laisser respirer dans une pièce qui n'est pas humide une fois que celle-ci est repassée.

 

Avec le temps, la soie va s'assouplir et aura un tombé de plus en plus joli et de plus en plus souple.

 

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Stocker son vêtement en soie

 

L'idéal est de le suspendre dans une housse non hermétique pour laisser respirer le tissu dans une pièce non humide. La soie dispose en effet d'un grand pouvoir absorbant, votre vêtement risque de moisir.


mercredi 1 mai 2013

Crêpe de soie au mètre

Les couleurs de crêpe de soie sont en ligne.

 

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J'en profite pour expliquer à nouveau ce qu'est le crêpe de soie, et son utilisation:

 

 

Le crêpe de soie est plus épais que la mousseline et plus fin que le satin.

Le terme "crêpe" détermine une armure (une façon de tisser les fils qui leur donne un certain aspect, en l'occurence un aspect mât et granuleux pour le crêpe).

La "soie" détermine la matière du fil utilisé pour le tissage.

Ainsi, vous pouvez aussi trouver du crêpe de polyester, de coton, de laine, ect...

 

On utilise donc naturellement cette étoffe pour confectionner des robes de soirées, de mariage, de cocktail, ect... en gros, pour les occasions habillées: la brillance de la soie lui donne ce coté distingué.

 

La différence avec les autres soies, c'est que le crêpe est assez léger, donc fluide, mais suffisement lourd en même temps pour que le tissu tombe droit comme le satin (à l'inverse de la mousseline).

 

De plus, il n'est pas trop brillant, mais garde le cote raffiné de la soie.

 

On l'utilise aussi beaucoup pour les robes "rétros romantiques" qui sont assez à la mode.

 

Bon allez, ne prends pas ton air pincé :-)

 

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jeudi 28 février 2013

Le taffetas

Le taffetas est l'armure la plus simple et la plus ancienne dans laquelle les de chaîne passent alternativement au-dessus et au-dessous des fils de trame.

 

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Dite toile dans les étoffes de coton, laine ou lin, cette armure prend le nom de taffetas dans les tissus de soie. Cette appellation est réputée venir d'un mot persan (« taftâ »), désignant littéralement « ce qui est tissé ».

Il existe de nombreux dérivés du taffetas dont les aspects peuvent être très différents. Cela est dû à l'adjonction ou à la permutation de fils au mode de croisure d'origine. C'est ainsi que la louisine, par exemple, armure dans laquelle les fils croisent par groupes, offre, comme le taffetas uni, un aspect relativement lisse avec un léger grain, alors que les cannelés présentent des côtes transversales couvertes par des flottés des fils de chaîne, ces flottés pouvant apparaître sur les deux faces du tissu ou seulement à l'endroit.

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Le saviez-vous?

 

Les mouches si prisées sous le règne de Louis XIII jusqu'à la Révolution, étaient en taffetas noir. Cette pièce de taffetas noir, 

histoire de la mouche

la mouche, ou tâche avantageuse - dans le language précieux - se collait principalement sur le visage afin d'en réhausser l'éclat et la blancheur. Mais n'allez pas imaginer que ces grains de beauté factices en taffetas taillés en coeur, en carré, en lune, en croissant, en étoile ou en comète, étaient placés sur le visage de manière aléatoire. En effet, rien de moins aléatoire, que la façon de parsemer le visage de ces points stratégiques : « [ …] un général d ‘armée, remarque Montesquieu, n’emploie pas plus d’attention à placer sa droite ou son corps d’armée, qu’ [une jolie femme] en met à poster une mouche, qui peut manquer, mais dont elle espère ou prévoit le succès. (Lettres persanes, p. 280-281).

 

A chaque emplacement sa signification : assassine près de l’œil, baiseuse au coin de la bouche, friponne sur les lèvres, effrontée sur le nez, majestueuse sur le front, galante sur la joue, enjouée sur le pli que forme le rire, discrète sous la lèvre inférieure, recéleuse sur un bouton.

 

Quand on pense que cet indispensable accessoire de mode serait né d'une ordonnance médicale....

 

Sources : Universalis - Article d'Evelyne GAUDRY ; "La France pittoresque" n°13 ; Philippe Perrot Le travail des apparences ou les transformations du corps féminin p.51

Photo mouche: http://www.pure-beaute.fr/


lundi 11 février 2013

Le brocart

Qu'est ce que le brocart ?

 

Le brocart est une étoffe de soie rehaussée de dessins brochés d’or et d’argent. Le terme de brocart a souvent été appliqué à des soieries brochées richement décorées.

 

En France, on dénombre trois principaux centres historiques de fabrication : Lyon, Tours et Saint-Maur. Mais les exemplaires les plus anciens sont chinois et datent à peu près du début de notre ère. De là, le travail de la soie s’est étendu aux régions perses et byzantines. Le développement de cette industrie à Byzance et, plus tard, en Italie et en France, est capital pour l’Europe, le brocart n’étant que l’une des expressions de ce qu’il est convenu d’appeler la « civilisation de la soie ».

 

Au cours de périodes successives d’intense rayonnement culturel, ces trois puissances vont donc se relayer dans la production de ces étoffes ouvragées : Byzance (800-1200), l’Italie (1200-1600) puis la France (1600-1800).

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Byzance

 

 Le véritable brocart d’or existe déjà à Byzance.

 

On prépare le métal au tissage selon diverses méthodes ; la plus commune consiste à tremper une fine lanière de cuir ou de boyau dans de l’or fondu. Parfois, on se sert d’une âme de soie autour de laquelle on enroule un fil d’or ou d’argent, ou d’un fin ruban de métal pur.

 

L’Eglise et la cour impériale sont de fervents amateurs de ces textiles précieux ornés de figures héraldiques et d’animaux, souvent placés à l’intérieur d’un médaillon. Ces motifs s’inspirent du décor post-classique et des tissus orientaux.

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Italie

 

Entre 1000 et 1200, la Sicile se lance dans la production de soieries imitant les étoffes byzantines. Le même phénomène se produit dans le nord du pays, mais de façon plus durable.

 

L’importation de modèles chinois déclinant fortement avec la perte des comptoirs italiens en Orient, une industrie de tissage s’organise, afin de satisfaire les besoins en produits luxueux de la riche et puissante bourgeoisie. Dépassant dans leur élan le marché intérieur, les villes de Lucques, Gênes, Venise et Florence exportent bientôt vers l’Europe entière.

 

A cette époque, la fabrication du brocart, souvent sur fond de velours, atteint un degré de raffinement qui ne sera jamais surpassé. Au début, les motifs empruntent aux soieries byzantines ; plus tard, vers le XIVème siècle, apparaissent des fleurs et des animaux d’un style naturaliste, remplacés au XVème siècle par de grands dessins nets, souvent ornés d’un décor caractéristique de grenade. La chaîne et la trame de fond des pièces de velours peuvent être entièrement en or, brochées d’ornements de velours de différentes épaisseurs. Les couleurs sont peu nombreuses, mais combinées de manière originale et raffinée : saumon, vert pomme et argent, ou bordeaux et turquoise, par exemple. On utilise ce tissu tant pour l’ameublement que pour les vêtements, la mode de la Renaissance italienne s’accordant parfaitement avec les étoffes à larges dessins. Beaucoup de ces étoffes font aujourd’hui partie des trésors des églises d’Europe, notamment sous forme de chasubles.

 

En 1472, il existe à Florence 84 ateliers de tissage de soie et au moins 7 000 métiers. Les brocarts de ce pays sont extrêmement coûteux, autant en raison des matériaux que des méthodes de fabrication. Les Italiens s’avèrent incapables, au cours du XVIIème siècle, de répondre aux nouvelles exigences de la mode française, qui réclame des étoffes plus légères et moins chères. La production passe ainsi lentement aux mains de leurs voisins. Cependant, les Italiens resteront longtemps parmi les fournisseurs les plus prisés de ces tissus, réservés désormais à l’ameublement et plus particulièrement aux tentures.

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collection hiver 2012-13 Dolce Gabbanna chez les italiens

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France

 

Dans l’espoir de supplanter l’Italie du Nord, la France développe, depuis le XVème siècle, une industrie de la soie qui atteindra son apogée aux XVIIème et XVIIIème siècles, avec la fabrication des brocarts.

 

La priorité sera donnée, de ce côté-ci des Alpes, aux étoffes destinées aux vêtements. Les tissus à la mode doivent être doux et tomber gracieusement, à l’exemple des ouvrages brochés, moins lourds que les tissus lancés.

 

Au début, les motifs français ne se différencient que légèrement de celui de la grenade. Plus tard, particulièrement au XVIIIème siècle où le brocart atteint son plus haut niveau, tant par la qualité du tissu que par son dessin, l’inspiration devient plus libre, les décors plus naturels. L’influence chinoise est parfois sensible dans le choix des sujets et des coloris. Les ornements obtenus par le jeu subtil des couleurs distinguent les ouvrages français des italiens. Outre l’or et l’argent, les étoffes les plus fastueuses comptent jusqu’à cinquante teintes différentes. Le plus grand artiste de cette époque, Philippe de Lasalle, n’utilise pratiquement pas de métal, mais se sert de soies aux riches nuances et s’appuie sur une admirable connaissance des diverses techniques de brochage et de leurs variations:

 

Bien que la plupart des « villes de la soie », Lyon en tête, produisent surtout pour la confection des vêtements, on destine aussi de merveilleux brocarts de velours et de soie à l’ameublement des salles d’apparat des cours princières. Les changements radicaux causés par la Révolution freinent la production de cette spécialité. Elle retrouve une certaine faveur sous le règne de Napoléon, mais on la réserve alors aux meubles et aux tentures. D’autres pays cherchent à rivaliser avec la France, qui exporte ses brocarts à travers l’Europe entière.

 

Les excellents ateliers anglais de Spitalfields comptent de nombreux huguenots français, émigrés après 1685 pour des raisons religieuses ; on y fabrique des soieries différant de la production continentale essentiellement par les couleurs. La fabrication du brocart de soie, d’or ou d’argent est une opération longue et délicate. Chaque coloris du motif doit être introduit par sa propre navette. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, les tentatives de simplification et de rationalisation de cette méthode se succèdent, mais ce n’est qu’après 1800 que Jean-Marie Jacquard parvient à construire un métier à tisser qui remplacera bientôt tous les autres.

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collection 2010-2011 Balmain chez les français

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Collection hiver 2011-2012 Alexander Mc Queen chez les Anglais

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Source : « Autour du Fil, l’encyclopédie des arts textiles », Editions Fogtdal, Paris, 1989, volume 3.


mercredi 6 février 2013

Les différentes armures de soie

Les soies que nous vendons sont les plus belles que l'on puisse trouver sur le marché. Idéales pour des tenues de mariages ou l'ameublement (rideaux, tapisserie...), les collections que nous présentons sont utilisées pour confectionner les robes de la famille royale d'Arabie Saoudite.

 

Différentes qualités de soie sont vendues sur le marché, merci de bien vous renseigner.

 

 

La qualification d'un tissu se détermine par l'étoffe et l'armure

 

L'étoffe est la fibre, ou matière utilisée. L'armure est ensuite la manière de la tisser. L'étoffe utilisée pour nos tissus est donc la soie naturelle ( fibre provenant de la chenille d'un papillon appelée Bombyx) et la soie sauvage ( fibre provenant du ver à soie sauvage). La soie est une fibre d'origine animal et qui confère un pouvoir régulant face à la chaleur et au froid. L'armure utilisée ensuite varie selon l'effet du tissu recherché : mousseline, crêpe, taffetas, satin...

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La mousseline de soie

 

 

 

Toile fine, transparente et vaporeuse originaire de Mossoul en Irak. Elle se tisse avec des fils fins et sur-tordus, peu serrés. Elle est utilisé pour des robes légères et aériennes, toujours doublées. La mousseline que nous utilisons est en 100% soie. Nous en proposons de la plissée, ou en voile (mousseline lisse) plus douce. Plus elle est fine, douce et légère, plus elle est de bonne qualité. Le prix peut varier de 1 à 4 en fonction des fils utilisées du cocon: la plus belle mousseline est confectionnée avec les fils les plus long du cocon, situés au milieu de celui-ci (là ou il est le plus épais). La mousseline la moins douce et la moins chatoyante est confectionnée avec les petites fils du cocon situés en bas et en haut de celui-ci.

 

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Le crêpe de soie

 

 

 

 

Tissu à la surface légèrement granitée en 100% soie naturelle. Le tissu est fin, souple avec un drapé magnifique. Une qualité infroissable avec en plus le confort exceptionnel de la soie. Un peu plus épais et moins transparent que la mousseline, il est pour autant plus léger que le satin de soie. Pour réaliser des robes plus classiques et discrètes, tout en gardant la fluidité et le tombé du satin de soie. Il vaut mieux le doubler pour éviter la transparence à la lumière (même tissu, bemberg, satin de soie ect selon votre budget). Reflets tout en nuances.

 

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Le satin de soie

 

 

 

 

 

La soie la plus "connue": un tissu doux, fluide et lisse, avec une surface brillante et fine sur l'endroit, et mât sur l'envers. Il est très souvent utilisé pour les robes de soirée. On reconnait sa qualité à son épaisseur, sa fluidité, sa brillance qui ne fait pas vulgaire. Encore une fois, d'une qualité à l'autre on passe d'un rapport de 1 à 3. 

 

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La shantung de soie (qu'on appelle communément soie sauvage)

 

 

Il s'agit d'une soie tissée artisanalement en Inde(en général dans la région de Bangalore ), à partir de fils de soie d'épaisseur irrégulière. Elle est assez épaisse et est idéale pour donner de jolies formes aux vétements.Elle est tissé sur des métiers à tisser manuels, qui seuls peuvent accepter des fils aussi irréguliers. Ces irrégularités dans le fil se traduisent par un tissu dit "doupionné", c'est-à-dire montrant des "bourrettes" et des irrégularités. Ces bourrettes et cet aspect artisanal original sont des caractéristiques essentielles de la soie Doupion et en font tout le charme et l'authenticité. Le tissu que nous vendons est en fait un taffetas de soie sauvage. Le fil utilise est le fil produit par le vers à soie sauvage ( différents des autres tissus de soie) et ensuite tissé en armure taffetas (voir article sur le taffetas).

 

On reconnait sa qualité à 2 choses:

 

- ses bourrettes: plus il y en a, moins le fil utilisé est de bonne qualité. La plus belle est la plus lisse avec de très légères irrégularités pour garder un coté "authentique" mais qui a tout de même un aspect luxueux.

- son épaisseur: plus elle est épaisse, plus il y a de fils de soie la composant, plus elle vaut chère (attention, la soie sauvage avec beaucoup de bourrettes est lourde en générale mais est de qualité inférieure. Cette distinction de poids s'appliquent aux soie sauvages "lisses"). Les plus épaisses permettent de ne pas doubler les vêtements, d'avoir des rideaux un peu plus opaques (même s'il faut quand même les doubler), et un tombé plus lourd, luxueux. En général, le poids varie entre 80gr et 120gr.

 

 

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Le taffetas de soie

 

 

 

 

Le taffetas de soie est une étoffe luxueuse utilisée pour la confection (cortèges de mariage, robes de soirées ou robes de mariée) et aussi pour la décoration (voilage...) Il est de la même épaisseur que la soie sauvage avec un effet plus "lustré". Le taffetas a un toucher "papier", n'est pas transparent du tout et a un aspect cassant et sec. Il ne nécessite pratiquement pas de repassage. Il reflète la lumière de façon unique en produisant de magnifiques reflets. Deux tons quand il sera tissé avec deux fils de couleurs différentes, ou un ton lorsqu'il est tissé d'une seule couleur.

 

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L'organza de soie

 

 

 

En vogue à partir du XVIIIe siècle, ces tissus sont importés des Indes. Ensuite, ils se produisent en France dans les mêmes fabriques que la mousseline. L’organdi et l’organza sont deux étoffes similaires, leur dénomination diffère selon les fils employés pour le tissage. Proches de la mousseline (aéré, transparent), ils se distinguent par leur aspect rigide et plus épais. Il peuvent être unis ou moirés. L’organza est par contre toujours employé pour les tutus romantiques. On l'utilise aussi pour les jupons et jupes volumineuses, robes de mariées, garnitures de corsage, étole en confection, et pour des voilages originaux. 

 

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Le satin duchesse de soie 

 

 

 

 

Armure satin particulière qui donne au tissu un aspect brillant. Il est le roi des tissus, de par sa majestuosité, sa brillance crémeuse et raffinée, son tombé lourd. Il est utilisé pour des robes exceptionnelles, particulièrement en haute couture (notamment les robes de Marylin Monroe), et pour l'ameublement d'exception. Il est le plus lourd de tous les tissus, 100% en soie ou peut-être mélangé avec du coton pour plus de rigidité.

 

 

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